J 056 Olkhon

Samedi 7 Juillet 2018

Petite promenade matinale sur le promontoire qui domine Khouzir d’un côté et la « petite mer » qui sépare Olkhon de la rive occidentale du Baïkal.

Au réveil le soleil était généreux mais en moins de 30 mn ça se couvre et il fait du vent qui rafraîchit l’ambiance météo.

Personne n’est levé dans le campement. La cloche de l’église sonne huit heures.

Je prends un petit déjeuner tout seul à la table commune puis je vais préparer mon vélo.

À neuf heures Sergey, le prêtre carillonneur, entre en action

Tout le monde est maintenant réveillé, occasion de faire une photo du groupe :

Il est temps de partir en excursion.

Je me suis fixé comme objectif une station météo au nord est de l’île.

La rue principale de Khuzhir est quasiment déserte

Je commence par rencontrer un cycliste en panne à 5 km de Khouzir… Alec, un jeune moscovite, a loué un VTT et sa chaîne vient de casser.

Bonne occasion de sortir quelques outils qui n’ont, pour le moment, jamais servi.

Ça prend un peu de temps mais Alec peut rentrer à Khouzir pour avoir une petite conversation avec son loueur…

Le chemin (route) est parsemé d’ornières de sable et je n’avance pas très vite.

Je peux regarder de près les totems chamaniques qui sont plantés ici et là au bord du chemin :

J’accroche un ruban trouvé par terre, ma contribution aux rituels locaux.

Mon trajet commence à ressembler au Roc d’Azur… descentes abruptes, montées qui le sont tout autant, gymkhana entre les racines, zones boueuses.

Je finis par caler en abordant une petite mer de sable :

Plus question d’avancer sur le vélo : même en le poussant j’ai du mal à le faire bouger tant les roues sont ensablées.

J’arrive dans un petit hameau qui s’appelle Peschanka qui signifie « le village de sable »… le bien nommé !

Ce village de sable était une des prisons du goulag…

Je suis à la recherche de баня qui sont en bord de plage paraît-il. J’essaie de me renseigner et on m’envoie 500 mètres plus loin.

A part du sable et une belle plage, je ne vois rien.

Mon vélo goûte la température de l’eau et ne semble pas la trouver trop froide.

Mais en attendant je suis un peu démotivé par la nature du terrain : ma promenade va s’arrêter ici et je vais déjà devoir pousser le vélo sur plus de deux kilomètres avant de retrouver une piste où je vais pouvoir monter sur la selle.

Pendant que je traverse une zone bien pentue en poussant le vélo, je croise un jeune suisse de Zürich. Il prend quelques jours de vacances entre deux matchs de la Coupe du Monde de foot. Il a vu le 1/4 de finale France-Argentine et a un billet pour le match des perdants de la 1/2 finale, vendredi prochain à Saint Petersbourg.

En attendant il profite de son temps libre pour randonner et camper. Il me demande si on peut camper dans ce secteur. Comme j’ai vu une tente près de la plage je lui dit, qu’à mon avis, c’est permis et qu’il y a un café à 500 m pour se ravitailler.

Il va donc s’installer par ici ce soir.

Quant à moi je recommence enfin à pédaler.

La piste longe le lac et épouse la forme des collines

La végétation est réduite : herbe pour le pâturage des troupeaux de vaches, petites fleurs occasionnellement

Les bords de la « petite mer » sont calmes à part le cri des mouettes :

J’arrive à Khouzir, retour au campement. Le jour décline lentement

Après le repas nouvelle veillée autour du feu mais je tombe de sommeil… tente, duvet, dodo…

Demain nouvelle excursion sur les hauteurs à côté de Khouzir.

4 réflexions sur « J 056 Olkhon »

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