J 26 Golyshmanovo – Abatskoe

Mardi 5 Juin 2018

Le réveil sonne de bonne heure pour une étape plutôt longue.

Mais la nuit a été un peu chaotique suite à une petite intoxication alimentaire avec un Snickers qui a dû être stocké depuis six mois sur un radiateur…

Je savais que je faisais une erreur en le mangeant, mais la gourmandise l’a emporté sur la raison…

Ces réveils multiples m’ont permis d’entendre la pluie tomber de façon continue.

Donc je pars mi-figue mi-raisin, sur une chaussée bien mouillée et un ciel bien chargé.

Au bout d’un kilomètre il se remet à pleuvoir et je m’équipe en tenue de cosmonaute.

Il ne pleut pas bien fort et au bout d’une heure et demi je commence à percevoir l’ombre d’un cycliste (la mienne)… le soleil a l’air de vouloir revenir.

Opération inverse : on enlève la tenue de cosmonaute.

A peine ai-je enlevé le casque que je sens que le haut de mon crâne est pris d’assaut par un nuage de moustiques qui s’en servent comme d’un porte-avions, pour mener des attaques en dessous de la couverture radar (derrière ma nuque).

Et tout ça sans ultimatum ni déclaration de guerre… on est en train de me refaire Pearl Harbour, en Sibérie qui plus est !

Après en avoir écrasé un, je décide quand même d’utiliser les armes chimiques tant décriées actuellement : je me pulvérise de produits anti-moustiques a tel point que j’en ai sur la lèvre, et donc dans la bouche. Je comprends instantanément qu’avec ce produit (Russe) je vais être bien protégé… si je ne meurs pas moi-même d’empoisonnement ! Ma lèvre devient insensible, comme anesthésiée.

Bon, je crois qu’il est temps d’arrêter les tests alimentaires douteux.

Je repars pour la suite de mon étape avec un peu de soleil.

La plaine est immense.

Vous dites ? Morne plaine ? Non…

Il y a toujours quelque chose à voir.

Devant moi un troupeau d’une trentaine de chevaux (juments et poulains) sont tranquillement en train de brouter l’herbe verte.

Évidemment l’arrivée d’un velocipèdiste les dérange beaucoup plus que les camions qui passent à 100 km/heure à côté d’eux.

Ils décampent devant moi mais au lieu de rester dans leur aire de jeu, ils décident que la route nationale est plus opportune.

Il s’ensuit un joli embouteillage, les camions étant bloqués par les canassons.

Enfin ils finissent par comprendre qu’ils seraient mieux ailleurs et traversent pour aller s’ébattre dans des labours… ouf !

Je me sens un peu responsable mais a-t-on idée de laisser des chevaux en liberté le long de la route E30…?

J’arrive à Ishim à 12H et quelques après un peu plus de 70 km parcourus

Ishim se trouve à l’intersection de deux routes venant de la Russie centrale, en direction de la Sibérie.

La route que j’ai empruntée, sur les traces de Michel Strogoff (et du transsibérien), route qui franchit l’Oural entre Perm (la ville aux oreilles salées si vous vous souvenez, sur la Kama) et Ekaterinbourg.

Et la route qu’a emprunté le félon du roman de Jules Vernes, déguisé en bohémien, et qui relie Perm à Ishim, directement, mais sans ville étape.

Les deux routes convergent ici, ce qui a fait d’Ishim une ville de grandes foires.

Aujourd’hui on y fabrique des remorques… autres temps, autres mœurs !

Je continue ma route, désireux de me restaurer.

Au kilomètre 297 (depuis Tioumen) se trouve le café du même nom.

Allons-y pour le menu-skieur… euh, non, cycliste.

Je repars requinqué pour les 48 derniers kilomètres que je boucle en deux heures et quelques! (OK, la route est en légère descente, je sais).

Sur la route un petit coup d’œil sur une route secondaire :

Elle dessert un village du nom de Makarova. Je gage qu’on roule en 4×4 ici.

En tout cas le paysage est splendide : on se croirait dans le désert, un désert où les bouleaux remplaceraient les dunes :

Enfin j’arrive à Abatskoe, (petite vidéo), destination de ce soir, 30 mn avant la pluie (hé hé !) dans mon hôtel, cantine, magasin, pharmacie :

On doit être dans une coopérative municipale ici : tout est organisé, hiérarchisé, un ou une responsable à chaque endroit…

Je recommande : c’est propre et tranquille, avec toutes les facilités sous la main .

La suite de la route vers Omsk… demain !

😀😎

4 réflexions sur « J 26 Golyshmanovo – Abatskoe »

  1. Bien, encore une belle étape d’avalée.
    Quel gourmand, il faut toujours que tu avales quelque chose.
    Mais ça devrait être plus digeste que ton Snickers préhistorique !
    🤢

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