J 18 de l’hôtel Vostok à Ekaterinburg

Lundi 28 Mai 2018

Je quitte mon hôtel sympathique motivé par ma prochaine arrivée à Ekaterimburg.

Il a plu une bonne partie de la nuit et les nuages sont encore présents au réveil.

C’est un grand jour car, outre l’arrivée à Ekaterimburg, aujourd’hui je « franchis » l’Oural… rien que ça !

Je mets le verbe « franchir » entre guillemets car ça n’a rien d’un exploit sportif, c’est juste un symbole puisque les géographes ont décidé que l’Europe se terminait ici et qu’ensuite commençait l’Asie (les Russes parlent d’Eurasie, ce qui semble plus juste).

Le paysage ressemble au col de Bessey-en-Chaume dans le Morvan : les nuages sont les mêmes, accrochés au sommet des sapins.

Après la ville de Revda, dernière montée avant de redescendre tranquillement vers Ekaterimburg.

Petit arrêt café dans une auberge accueillante. Je profite du WIFI pour rédiger mon court article sur l’étape de la veille. J’organise aussi mon arrivée à Ekaterimburg en questionnant Seva sur une bonne adresse de magasin de vélo pour faire une petite révision quand j’arriverai. En effet Seva ne sera pas chez lui avant 18-20 heures et je vais arriver, si tout va bien, vers 15H.

Après un petit échange de SMS avec lui, je repars tranquillement pour me retrouver dans une averse de grêle 1 kilomètre plus loin… trop tard pour faire demi-tour car je suis sur une deux fois deux voies avec un rail de sécurité au milieu !

Je roule sous les grêlons pendant 3 ou 4 km avant de trouver refuge dans une passerelle pour piéton. En plus elle a des portes à chaque entrée et une espèce de vestibule où je m’installe à l’abri du vent et de la grêle. Profitant d’une accalmie et après m’être changé je repars.

Encore une averse évitée à l’abri d’uns station service et j’arrive vers 15 H à Ekaterimburg, chez Velkom où Dimitri prend immédiatement en charge mon vélo.

Un petit réglage du dérailleur avant, pression des pneus, inspection générale : tout va bien !

Photo, livre d’or (dans lequel il y a un petit d’un français qui est passé là en 2013. Il n’y a que ses initiales mais ça pourrait être Arnaud dont je parlais dans mon premier article).

Dimitri fait aussi une interview filmée du cycliste français.

Il pratique le vélo sur piste mais ça n’est pas facile à Ekaterimburg (si j’ai bien compris) car il n’y a pas de vélodrome couvert.

A quatre heures moins dix je suis reparti ! Je décide de faire un petit tour de la ville en allant rendre visite au Dekatlon local (je voudrais une paire de chaussette et du gel de massage, la bonne excuse !).

Lénine surveille mon vélo pendant que photographie les petits tramways

Puis je passe devant le stade de foot… c’est pour bientôt la coupe du Monde ! Tout semble prêt pour le grand événement

Ensuite Dekatlon où la directrice du magasin ne sait quoi faire pour me rendre service. Je lui ai dit que je correspondais avec Allan Olivier et elle veut lui envoyer un mail avec une photo du visiteur de France, d’autant plus serviable que je lui ai dit que Mélaine travaillait au « head-office » de Décathlon à Lille.

Shopping vélo fini pour aujourd’hui !

Il est temps d’aller retrouver Seva qui m’attend dans son appartement.

Il est vraiment sympa : il parle quelques mots de français certainement appris avec Marie, sa compagne originaire de Carmaux, qui semble être tombée amoureuse de la Russie… et de Seva puisqu’elle vit avec lui depuis deux ans.

En ce moment elle et en vacances en Suisse, près de Lausanne (coucou à mes deux sœurs et à mon beau-frère au passage), donc je ne la verrai que dans les albums que me montrera Seva.

Seva est interprète-traducteur et il travaille dans une entreprise d’architecture qui a construit la plus grande tour d’Ekaterimburg. Il est donc très à l’aise avec l’anglais qui sera notre langue commune.

En plus de son intérêt pour son métier et l’architecture, Seva est un musicien avec un groupe dont je vous donnerai le nom russe plus tard (il y est question de vaches).

Ce soir c’est répétition donc Seva me laisse les clés, quelques infos sur l’appartement et il me laisse prendre ma douche.

Lessive en règle de mes vêtements grâce à la machine. Pendant que « ça tourne » je vais faire quelques courses au supermarché du coin.

Je rentre me préparer pâtes et saucisses et j’en garde une part pour Seva qui rentre de sa répétition.

Il m’explique pendant cette dînette improvisée qu’il fait une tournée en France fin septembre : Nantes, Rennes, Biarritz,peut-être Bordeaux et (si j’ai bien compris) Arès où Evelyne va pouvoir aller écouter un groupe de rock russe en septembre !

Seva me montre ses photos du Baikal en février où il est allé faire du vélo avec Marie.

Ça semble vraiment magnifique cette nature figée dans la glace… mais moi qui souffre d’une averse de grêle je ne sais pas si je roulerais sereinement sur la glace du Baïkal (profondeur mille mètres à peu près) par vingt degrés sous zéro…

Maintenant c’est l’heure d’aller se reposer, au final j’ai fait un peu plus de 100 km avec mes aller-retours dans Ekaterimburg.

Demain matin Seva me fera une visite expresse d’Ekaterimburg en vélo avant de commencer son travail.

A demain !

13 réflexions sur « J 18 de l’hôtel Vostok à Ekaterinburg »

  1. Coucou Stéphane que de péripéties et surtout de rencontres très sympathiques, je me fait la lecture tous les jours, découvre a travers votre regard ces régions que je ne connais pas , il faudra m’expliquer comment faire (je garde tout) pour en faire un livre a souvenirs souvenirs!! pour le rock Russe, pas sur que j’aime ! merci de votre attention pour toutes les mamans, je me suis sentie concernée bien sur… bisous bisous a demain virtuel

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  2. Stéphane,
    Bravo pour ton courage et ta détermination…!
    Je souhaiterais avoir un petit éclaircissement technique : Comment gères tu la recharge de ton téléphone et de ton google map? As tu toujours du réseau ?
    Bonne route avant ta journée de repos.
    Amitiés
    Pierre-Albert

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    1. Bonjour Pierre Albert, en fait la dynamo dans le moyeu avant, quand elle ne sert pas à l’éclairage du vélo, alimente une petite batterie lithium qui apporte une alimentation stabilisée au téléphone. J’utilise Google Maps le plus rarement possible car le téléchargement des cartes en temps réel plus l’utilisation du GPS sur le téléphone consomme nettement plus que n’apporte ma petite centrale dynamo. Donc j’ai un petit eTrex 30 de Garmin sur lequel j’ai chargé une cartographie de la Russie quasiment complète. Tous les trajets journaliers sont également rentrés dans le Garmin (fichiers GPX). Je le sers de Google en ville ou comme l’autre jour quand je suis une mauvaise trace « piétons ».
      En dépannage j’ai un petit panneau solaire qui me permet de charger une batterie de secours au cas où.. ?

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    1. Je suis passé ce matin dans la basilique érigée près de la cave où ils ont été exécutés quelques serviteurs. 11 cercueils tous vides car leurs restes sont à St Petersbourg.

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  3. Hello Stephane, sorry, I don’t speak French at all, so my comment in English, I hope it’s not a big problem. My name Alexander and I’m from Yekaterinburg. I love cycling too! You trip is so exciting and inspiring! Please tell me how you feel yourself on our roads? Is they enough safe for you? I mean all this traffic, trucks and etc. And I have second question – in France you have so beautiful empty roads that our cyclists can only dream about. What did inspire you begin this trip in Russia? Is it just for fun or you have some kind of mission? Thank you for you attention, I hope your adventure will continue very well! Good luck!

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    1. Hello Alexander ! Thank you for your message. How do I feel on your roads ? Let’s say I’m a bit frightened with the trucks but generally they keep a good distance with the little cyclist that they see along the road. And I am getting used to it right now. What I also fear :dogs, bears and mosquitoes! Besides that I’m OK 😜.
      Why did I left for Russia instead of staying on little roads in France ? Mostly because of immensity of this territory… no limit but the Pacific Ocean.
      Your city is a very nice one.
      Best regards,
      Stéphane

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    1. Les routes sont dangereuses partout… il faut faire attention mais je trouve que les conducteurs font quand même bien attention à moi avec mon gilet jaune, mon casque clignotant.

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  4. Dear Stefan
    Your visit to our bike shop was very unexpected, but very cool and inspiring. I hope your journey will give you a huge amount of positive emotions, and your koga miyata will not let you down the road. Because it looks very powerful. And you too. Good luck and a happy journey

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  5. Hello Stefan
    Your visit to our bike shop was very unexpected, but very cool and inspiring. I hope your journey will give you a huge amount of positive emotions, and your koga miyata will not let you down the road. Because it looks very powerful. And you too. Good luck and a happy journey

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